11. Problèmes de santé et guérisseurs invisibles

 

Laura a toujours eu une santé fragile. Enfant, elle avait régulièrement le ventre gonflé, dur et très douloureux. Elle se faisait également sans arrêt des entorses à ses articulations étaient toutes très fragiles. A ce moment-là aucun diagnostic n’est posé et tous les médecins sont unanimes pour me dire que si elle va mal, c’est seulement parce qu’elle n’aime pas aller à l’école ou alors… parce qu’elle n’a pas de petit ami !

Nous en sommes persuadés, il y a un problème de fond, mais la vaccination au Gardasil contre le papillomavirus lorsqu’elle a 14 ans a très clairement amplifié les symptômes. Dès que son cœur s’accélère, même un tout petit peu, elle tombe à terre, devenant une poupée de chiffon, incapable de bouger ne serait-ce que le petit doigt. Tout ce qu’elle peut faire, c’est cligner des yeux. Elle fait des arrêts respiratoires qui entraînent de nouvelles EMI. Sa tendinite au poignet droit devient chronique avec d’intolérables douleurs que rien n’arrive à atténuer. D’intenses douleurs vont peu à peu toucher tout son corps et ses organes internes. A l’âge de 16 ans, elle ne peut pas se déplacer sans avoir de bêtabloquants sous la main.

Et on nous répète encore et toujours que « tout est dans sa tête ». Que tout ira mieux quand elle fera enfin quelque chose qu’elle aime. Erreur : alors qu’elle suit un apprentissage de mécanicienne sur machines de chantier dans lequel elle s’épanouit comme jamais, son état de santé chute. A son plus profond désespoir, elle devra tout stopper après seulement quelques mois.

Nous continuons notre errance médicale pendant des années. Nous constatons surtout la grossophobie qui gangrène les professionnels de la santé. Laura ne mange rien, mais elle gonfle littéralement. Cela depuis la puberté. Elle se compare souvent à une pile atomique qui a besoin d’eau pour la refroidir. Il est vrai qu’elle souffre en permanence de la chaleur. En été, son corps gonfle tellement qu’elle se brise des os. Mais impossible de faire entendre à un quelconque médecin qu’il y a peut-être un vrai problème à investiguer, même après avoir été suivie au Centre métabolique de l’Hôpital cantonal de Fribourg qui lui demande à la fin de manger… davantage ! Seule exception : un psy qui la rencontrera dans le cadre d’un entretien pour la faire entrer dans l’assurance invalidité. Il écrira dans son rapport qu’elle est anorexique ayant jugé après deux heures d’échanges que les douleurs intenses dont se plaint en permanence ma fille ne sont au final qu’imaginaires et qu’elle souffre de gros problèmes d’ordre psychiatrique. Comme moi des années plus tôt ! C’est toute la logique du monde médical qui rejette systématiquement les cas médicaux trop hors-norme pour ses petites cases courantes.

 

Les Obaa-Chan

En attendant, Laura ne peut pas marcher plus de quelques mètres sans tomber d’épuisement. Je m’inquiète énormément. Un jour, en allant promener les chiens avec mon mari dans les bois de Châtonnaye, un village fribourgeois proche de notre domicile, je sens que nous passons dans une zone très « habitée ». J’ai le sentiment intense que Laura doit venir là. Je ne peux pas expliquer comment je sais cela. C’est seulement une certitude intérieure.

Peu après, Laura et moi retournons en ce lieu et, effectivement, elle me confirme que des « Obaa-Chan » résident ici. C’est le nom qu’elle donne à des esprits féminins de la forêt qui sont grosso modo le corps médical de l’endroit. Elle passe un bon moment sur un emplacement précis où elle demande aux entités si elles acceptent de l’aider. La réponse est positive. Nous ferons le déplacement trois ou quatre fois, puis Laura m’indiquera que c’est bon : le lien est désormais assez fort pour ne plus avoir besoin de se rendre sur place.

A chaque fois que nous rentrons des bois, je suis époustouflée. Je vis en direct la publicité « avant – après » à l’issue de chacune des « séances ». A l’aller, Laura peut à peine marcher. Elle s’essouffle à chaque pas. Mais au retour, elle se déplace sans peine. Elle m’expliquera par la suite que les Obaa-Chan lui ont « changé le cœur », l’original ayant à l’arrière une malformation non-détectée. Elles ont aussi changé les poumons et changé l’énergie des organes pour que tout cela passe en mode « loup » plutôt qu’ « humain ». Ce que je constate, c’est que depuis ce « traitement », Laura n’a plus besoin de reprendre ses bêtabloquants au quotidien et seuls des chocs très violents peuvent désormais faire apparaître les crises la transformant en poupée de chiffon.

 

Vision scanner

La situation s’améliore donc, mais les douleurs articulaires intenses ne disparaissent pas. Forcée de faire face seule à ses maux, Laura développe en autodidacte certaines capacités « médicales » :

« Au niveau instinctif, j’arrive la plupart du temps à dire ce qu’il y a si je me blesse ou si quelqu’un se blesse. J’ai comme une vision scanner (comme dans le film Lucy avec l’héroïne qui prend son amie dans ses bras et voit son intérieur). Ce n’est pas tout le temps comme ça, seulement des fractions de seconde. Pas assez pour que je voie tout complètement. C’est comme quand tu apprends à contrôler quelque chose et qu’au début tu as tout par bribes. »

Elle raconte ainsi comment elle a pu déceler une grossesse chez une camarade :

« J’ai une vue comme une échographie sous forme « aura-aurores boréales ». J’avais pu voir qu’une de mes copines était enceinte avant qu’elle ne le sache elle-même. Elle avait mal au ventre et je lui ai dit que j’allais la masser et j’ai vu qu’il y avait un fœtus. Mais comme c’était la première fois que ça m’arrivait, je ne le lui ai pas dit. C’est un peu plus tard qu’elle m’a confirmé ce que j’avais vu après avoir fait un test de grossesse. Je sens que pour le moment, il faut que je touche la personne pour savoir si elle est enceinte. J’avais aussi pu voir que le pouce de ma tante était fissuré et non cassé.”

Un autre jour, elle complète :

« Ce n’est pas une radio parce que ce n’est pas dans ce corps là. Dans ce corps-là, je peux voir les vaisseaux sanguins, les os, les ligaments et les muscles. Je peux faire des effets de zoom avant et de zoom arrière. Mais ce n’est pas à 100% parce que je ne le travaille pas beaucoup cette capacité et pour l’heure, je n’affirme pas que ce que je vois est 100% juste, parce que j’ai toujours peur de déduire [d’après comment la personne est]. Ce que je vois avec les auras est très difficile à expliquer par des mots. C’est très compliqué. C’est comme si je voyais en dehors du corps et que je pouvais séparer toutes les couches qui entourent le corps ».

Grâce à cette capacité, Laura donne un petit bonus de vie à son « petit frère » : « Lorsque mon chien Coockie, était très âgé et très malade, je lui transmettais de l’énergie pour l’aider. J’ai aussi fait en sorte que son cœur batte plus normalement. J’ai mis comme un pansement pour atténuer son souffle au cœur. »

Elle arrive aussi à soulager sa tante Sylvie qui s’est déchirée deux ligaments à l’intérieur du coude. Comme ma sœur n’a pas les finances pour aller chez le médecin et qu’elle ne leur fait de toute façon pas confiance après divers déboires médicaux, je lui prépare un mélange d’huiles essentielles à mettre sur la blessure et Laura vient avec moi pour confirmer le diagnostic. Ma fille peut littéralement voir la blessure et elle indique qu’il y a un ligament totalement déchiré et le second encore retenu par quelques fibres. Comme Sylvie a alors très mal, Laura propose d’essayer de lui faire « un soin ». Elle n’est pas très sûre d’y arriver, mais dès qu’elle pose ses mains sur le coude de Sylvie, ma sœur se sent immédiatement mieux. Laura s’y prend à deux fois pour laisser le temps au corps de Sylvie d’assimiler correctement l’énergie. Quand mon aînée a fini, Sylvie se sent presque « pétée » et elle a très envie de dormir : Laura a en fait activé son réseau d’endorphines.

 

L’aura des malades

De manière globale, Laura constate : « Les gens qui sont malades suite à une grippe ou un refroidissement ont l’énergie de leur aura qui part dans tous les sens. Elle est plus “bougillon” que d’habitude. Les fissures qui se créent dans l’aura provoquent des courbatures.

Elle complète :

Que la maladie soit grave ou pas, l’aura s’éclaircit. Les couleurs sont moins vives. Si la maladie est grave, l’aura s’épuise et ne peut donc pas autant bouger dans tous les sens. Lorsque l’énergie est épuisée, il n’y a plus rien qui peut partir dans tous les sens !»

 

Alexandra Urfer Jungen

 

La suite:12. Vie antérieure à Brooklyn