Comment aider l’enfant qui a des capacités médiumniques?

 

  • Ce phénomène peut être difficile à vivre pour les parents, surtout s’il est accompagné de fortes angoisses de l’enfant. Ils peuvent se sentir impuissants. Comme les parents ne perçoivent pas toujours ce que leur enfant voit, ils peuvent ne pas savoir comment réagir. Le doute est grand. Le réflexe peut être de dire : « Mais il n’y a rien dans ta chambre ! ». Le fait de rejeter systématiquement et violemment l’expérience que l’enfant est en train de vivre, peut être pour lui encore plus traumatisant que ce qu’il vit. Lui répéter « Tout ça n’est que ton imagination » aura pour effet que l’enfant va se renfermer et il ne pourra plus se distancier de ce qu’il vit comme il pourrait le faire en pouvant le raconter. Le choc peut en être tellement important qu’il peut finir par s’enfermer et ne plus jamais partager son expérience, ce qui est psychologiquement nuisible. De ce fait, il est important de ne pas dire à l’enfant qu’il invente des choses. Il ne faut pas s’énerver lorsqu’il affirme qu’il a peur d’aller dormir ou qu’il voit des êtres que vous ne pouvez pas vous-même percevoir. Même si vous ne le croyez pas, ce que perçoit l’enfant est sa réalité !
  • Il peut être important de rappeler à l’enfant que beaucoup d’autres jeunes et même d’adultes vivent la même chose que lui.
  • Essayez de verbaliser avec lui ce qu’il pense avoir perçu dans un climat sécurisant et respectueux. Après coup, vous pourriez réaliser que l’enfant a vu un de vos proches décédé ! Si la manifestation lui fait peur, lui apprendre à demander à la présence de partir. Il est important que l’enfant ne se retrouve pas seul à affronter sa peur. Il doit se sentir en sécurité chez lui. Sa chambre est un lieu privé. On ne doit pas le déranger. A l’école, il est là pour apprendre, il ne faut pas le perturber durant ses leçons. L’enfant doit apprendre à dire « non ! ».
  • Ne faites pas semblant de percevoir les présences si ce n’est pas le cas. L’enfant verra tout de suite que vous lui mentez et il perdra confiance en vous. Il est important de lui dire que vous le croyez, mais que vous-même, vous ne pouvez pas voir les présences, ni les entendre. Si vous percevez quelque chose, lui dire ce que vous ressentez. Si vous avez certaines capacités latentes, vous pouvez avoir un sentiment d’oppression, l’impression forte d’être observé, des picotements et des sueurs froides le long de la colonne vertébrale ou dans la nuque, une pression dans le ventre. Vous pouvez également avoir le sentiment d’avancer dans « la mélasse » ou dans l’eau. Les mouvements semblent moins aisés et moins fluides dans une pièce avec plusieurs entités, surtout si celles-ci sont perturbées.
  • Trouver ensemble des solutions. Par exemple, aller dans la chambre et demander à haute voix aux êtres que votre enfant perçoit (même si vous, vous ne les entendez pas et ne les voyez pas) de le laisser tranquille. Etre ferme dans ce que vous dites en pensant que ces êtres sont réellement là. Pour vous rassurer sur l’état de santé de votre enfant, vous pouvez éventuellement faire tourner un magnétophone pour enregistrer les voix des personnes qui se trouvent dans la chambre, mais en étant conscient que cela ne fonctionne pas à 100% (d’après mon expérience, les vieux appareils à cassettes sont plus efficaces que les appareils modernes pour cela). En tous les cas, quelle que soit la présence, personne n’a le droit d’entrer dans la chambre de votre enfant sans sa permission. Il est important qu’il soit au clair et ferme avec ce concept. Aidez-le à s’affirmer pour lui permettre de reprendre le contrôle de ce qu’il vit. De plus, en apprenant à gérer sa peur, l’enfant apprend en même temps à maîtriser ses perceptions pour qu’elles ne le perturbent pas à toutes heures du jour et de la nuit. Il redevient acteur de sa vie.
  • Accepter de laisser la porte de la chambre à coucher ouverte la nuit, mettre une petite lumière, éventuellement de la musique douce. Ce sont des éléments simples, mais très efficaces pour rassurer et aider au sommeil.
  • Apprendre à l’enfant à ressentir s’il y a un danger ou non et à créer une protection autour de lui. Il peut visualiser un bouclier qui l’entoure de lumière, un soleil dans la poitrine qui irradie largement autour de son corps, un gros cocon très solide autour de son corps, etc. Apprenez-lui à se recentrer chaque fois que la peur apparaît en se concentrant sur sa respiration et en faisant éventuellement appel à ses « alliés » (Dieu/Allah/Yavhe/Bouddha/La Transcendance/La Force,anges et archanges, guides, proches décédés, etc.).
  • Quand c‘est possible, enquêtez sur ce que voit l’enfant. D’anciennes photos ou coupures de journaux peuvent être d’une aide précieuse. Quand l’enfant constate que ce qu’il voit correspond à quelque chose de réel, il regagne confiance en lui : « Je ne suis pas fou/folle ! ».
  • Essayez de trouver d’autres enfants (sinon des adultes) vivant les mêmes phénomènes depuis plus longtemps pour qu’il se sente moins seul. Comme ils ont réussi à le gérer, ils pourront lui transmettre leurs trucs et astuces pour mieux vivre sa médiumnité. Ces phénomènes ne doivent pas prendre toute la place ! Trouver d’autres personnes vivant la même chose peut aussi être important pour les parents. Il se sentiront eux aussi moins seuls. Il est très important de sortir de l’isolement autant pour les enfants que pour les parents.
  • Chez les adolescents encore plus que chez l’enfant, il est important de garder une posture d’accueil tout en gardant bien les pieds sur terre. Il s’agit d’accepter d’entendre ce qui est dit, mais en même temps d’aider l’adolescent à garder les pieds sur terre et de l’aider à se positionner dans notre réalité pour qu’il ne s’évade pas dans un monde auquel il est seul à avoir accès et dans lequel il pourrait se perdre.
  • L’enfant ne doit pas rechercher le contact avec le défunt (surtout si c’est un proche) au point d’en négliger sa scolarité et sa vie sociale. Lui rappeler que les contacts qu’il peut vivre sont un cadeau. Le travail de deuil ne doit pas être stoppé par la recherche de signe de la part du défunt. En gros, il s’agit d’accueillir ce qui vient spontanément, mais refuser les lourdes démarches pour avoir un contact à tout prix. Dans ce cas, on ne sait jamais « qui est à l’autre bout du fil ».
  • Les phénomènes touchant au monde des esprits apparaissent souvent terriblement effrayant. Il est vrai que le cinéma en a fait l’un de ses thèmes de prédilection de films d’horreur. Pour beaucoup, rejeter les vécus hors-normes est un moyen de les occulter. Une de mon ancienne collègue de travail était tellement terrorisée par ces phénomènes qu’elle me suppliait littéralement de ne pas les aborder. Moi-même, j’ai très longtemps été dans une terreur totale à l’idée de rencontrer des entités non incarnées. Les « hasards » de la vie ont fait que j’ai été forcée de me confronter à ce qui me terrorisait tellement. C’était une bonne chose, parce que c’est en y faisant face qu’on apprend à maîtriser ce qui nous fait si peur. Il faut aussi se rendre compte que les êtres qui ont quitté notre fréquence sont exactement les mêmes qui y résidaient avant. Il y a le même mélange de population. Des hommes et des femmes, des jeunes et des vieux, des gens bien et quelques personnes qui le sont moins. Pour la majorité d’entre nous, il n’y a rien de stressant à côtoyer des étrangers dans un magasin. Il en est de même avec les entités désincarnées qui sont la même population. Et puis, il ne faut pas oublier que parmi ces entités, bien des témoignages nous rappellent qu’il y a aussi des amis et des membres de la famille qui ont à cœur de nous soutenir.
  • Quand il le souhaite, il peut être judicieux de laisser l’enfant proposer des rites pour l’aider lui, mais aussi sa famille et ses proches, à gérer certains deuils ou aider au départ de certaines entités. L’enfant médium peut aussi être un intermédiaire pour exprimer les non-dits et aider ainsi à soigner des blessures qui peuvent parfois se transmettre de générations en générations.