Défunts désagréables et entités de basse fréquence

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Défunts désagréables

Si nombre de personnes décédées semblent, aux dires des médiums, être plutôt sympathiques, il faut se rappeler qu’à l’image de notre société, il est préférable d’éviter de rencontrer certaines d’entre elles. Il n’y a aucune raison que l’esprit errant d’une personne irascible et haineuse devienne subitement aimable ! Le monde spirituel est lui aussi peuplé d’êtres désagréables et certains d’entre eux pourront être tentés de suggestionner des personnes fragiles et influençables, comme vous pourrez le voir dans les pages « cas de possession » et “les différentes maladies de l’âme“.

Depuis longtemps, dans de très nombreuses cultures, il est admis que des “êtres invisibles”, dotés d’une puissance énergétiques, bons ou mauvais, puissent influencer les esprits humains. Appelés “dévatas” et “daitias” chez les Hindous, “djinns” ou “gens” chez les Persans et les Arabes, ils apparaissent en Grèce sous le nom de “daimones”, et à Rome sous celui de “genii”. Les démons ou “esprits impurs” que l’on appelle aussi des anges déchus prennent toute leur place dans le Nouveau Testament.” (1)

 

Se protéger avant une séance de spiritisme

Certaines entités désincarnées semblent ainsi encore plus négatives que les esprits agressifs de personnes décédées. Il est de ce fait dangereux de se lancer dans des séances de spiritisme sans prendre quelques précautions au préalable, comme par exemple de demander la protection d’êtres positifs avant de commencer. Malheureusement, peu de jeunes savent qu’un tel rituel doit être effectué avant de sortir leur tablette “ouija” ou tout autre dispositif approchant. C’est d’autant plus regrettable que cette activité d’ordre spirite a quelque chose du rite de passage et que bien des adolescents s’y prêtent secrètement.

 

Mises en garde des spécialistes

Aux Etats-Unis, le couple Ed et Lorraine Warren, qui a passé une bonne partie de son existence à soutenir des personnes vivant des phénomènes paranormaux, a collaboré avec des prêtres et la police pour régler ces cas hors-normes. Le couple a clairement mis en garde contre de telles pratiques spirites. Pour eux, c’est un moyen qui permet d’attirer quasiment à chaque fois des « entités diaboliques ». (2). D’autres spécialistes de la question sont plus nuancés, mais ils insistent tout de même sur la dangerosité de l’exercice à l’image de Barbara Honegger qui a travaillé longtemps dans les Services de police de la Maison-Blanche avant de suivre des études de parapsychologie expérimentale à l’Université John Fitzgerald Kennedy à Orinda, en Californie. Pour elle, le problème est le même avec l’écriture automatique ou toute forme de channeling : on ne sait jamais qui est à l’autre “bout du fil ». Il y a donc une grande différence entre les enfants et les adultes qui captent naturellement la présence de désincarnés et qui peuvent tout de suite percevoir à qui ils ont affaire et les rituels destinés à appeler à l’aveugle des entités.

 

Etats dissociatifs et présences négatives

On notera également que les états dissociatifs peuvent favoriser des présences négatives.
« La dissociation est un état altéré de conscience, tous les chamans qui se dissocient, qui entrent en transe, ont besoin d’apprendre à s’ancrer, à se « relier à la terre » lorsqu’ils accèdent aux autres dimensions. Un enfant qui subit une profonde dissociation lors d’un traumatisme n’a pas cette connaissance et cette capacité pour s’ancrer, pour « garder les pieds sur terre » afin de préserver son équilibre. Il n’est alors plus ancré, plus centré, c’est ainsi qu’il peut devenir sujet à des attaques d’entité démoniaques et à des expériences paranormales incontrôlables. » (3)

 

La mode ” appeler Charlie”

La présence d’entités négatives ne fait aucun doutes pour certains enfants. Voici le témoignage que j’ai recueilli auprès d’une jeune fille de 11 ans au printemps 2015 alors que la mode “Appeler Charlie » battait son plein. Il s’agissait alors de créer un “ouija” avec deux crayons déposés en croix sur une feuille partagée en quatre cadrans «oui», «non»:
« Les Charlie sont en réalité des démons qui se servent du jeu pour mieux pouvoir nous dévorer l’âme quand on les appelle. C’est en fait un seul démon qui est cloné, comme une photocopie. Tous font la même chose : dévorer.  Avec la mode d’appeler ce « Charlie à la chocolaterie » (je dis ça pour ne pas avoir de problème), tout le monde veut le faire et il y a de plus en plus de ce démon multiple. Sa peau est noire, gluante. Il y a des bosses et des creux partout, comme s’il y avait des trous partout. Il fait environ deux mètres. Il donne l’impression d’être un squelette avec de la chair dessus. Il n’a pas vraiment de yeux, c’est tout noir avec juste une ligne verticale rouge, comme les yeux de serpents. Quand on l’appelle, une fumée noire apparaît comme lorsqu’il y a le croque-mitaine dans le film « Les Cinq Légendes ». J’ai appelé l’archange Gabriel et l’archange Michael lorsque dans ma classe, les copains ont commencé à faire ce « Charlie à la chocolaterie ». Les anges sont plus forts que ce démon, parce que c’est un simple esclave par rapport aux vrais démons. Il aspire l’âme des gens, mais comme ça, il n’est pas fort. Si quelqu’un se défend en appelant un être lumineux à l’aide, le « Charlie à la chocolaterie » n’a aucune chance ».

Imaginez ce que peut ressentir un enfant aux prises avec un être aussi terrorisant que celui-là. Plus encore: la peur qu’il peut ressentir pour ses camarades. Sans compter que les enfants médiums peuvent être visés par ces entités peu sympathiques ! Cette pré-ado m’a ainsi confié avoir été tirée par les pieds au fond de l’eau alors qu’elle était à la piscine. Si elle n’avait pas eu la présence d’esprit d’appeler des anges à l’aide, elle pense qu’elle aurait été noyée !

L’appel à des entités positives semble heureusement être un moyen efficace de faire face à ces êtres de basse fréquence.

 

Des êtres féériques aux longues dents !

A noter que ces entités négatives ont aussi la capacité de tromper leurs interlocuteurs en prenant l’apparence d’êtres de haute fréquence inondant leur public crédule de belles paroles.

Une ado invitée dans un groupe d’adultes faisant des « voyages » spirituels dans un monde quasi-féérique m’a dit sa surprise de constater que les « êtres de lumière » que tout le groupe vénérait avaient en réalité « des yeux rouges et de grandes dents » ! Il est alors difficile pour l’enfant ou l’adolescent qui perçoit une réalité en contradiction avec ce que peuvent percevoir les adultes de les mettre en garde.

Certains groupes férus de surnaturel peuvent être tout autant obtus dans leurs visions du monde que des matérialistes purs et durs ! C’est d’autant plus dangereux pour les enfants que, trop souvent, certaines de ces personnes s’imaginent avoir atteint un très haut degré d’évolution, alors qu’elles sont en réalité manipulées.

Il est dès lors important d’apprendre à l’enfant, mais aussi aux plus âgés, à écouter leurs ressentis et à leur faire confiance tout en sachant sachant faire appel à des entités positives (proches décédés, Transcendance, anges, etc.) pour se protéger efficacement.

 

Alexandra Urfer Jungen

 

  1. Père George de Saint Hirst, L’exorcisme, Gué-rison des maladies de l’âme, entretiens avec Julie Klotz, Guy Trédaniel éditeur, 2018, p.33
  2. Stocker Unt, Ouija, the most Dangerous Game, Harper and Row, 1985
  3. Alexandre Lebreton, MK, Abus rituels et contrôle mental, Omnia veritas, 2016, p.390