La paralysie du sommeil

 

Voilà ce que la médium et journaliste Patricia Darré nous dit du phénomène de paralysie du sommeil :

 

Un mécanisme physiologique courant

C’est un phénomène peu connu, et pourtant certaines études montrent qu’un peu plus de 20% de la population l’a expérimenté au moins une fois dans sa vie. La paralysie du sommeil se manifeste lors des transitions entre l’éveil et le sommeil, au moment de l’endormissement ou du réveil. Quand nous rêvons, notre cerveau bloque une bonne partie de nos muscles pour nous empêcher de faire les mouvements relatifs aux actions que l’on accomplit pendant nos rêves. Si nous rêvons par exemple que nous sommes en train de nager, ce système nous empêche de faire de de grands mouvements de brasse dans notre lit, évitant ainsi que l’on se cogne. La paralysie du sommeil est donc un état intermédiaire où notre corps est immobilisé, comme dans un rêve, le problème étant qu’au lieu de dormir profondément nous nous réveillons, avons les yeux ouverts et prenons conscience de notre incapacité à bouger. Nous nous retrouvons donc dans l’impossibilité de faire un mouvement, d’émettre un son.

 

Situations très angoissantes

Certains rapportent que [durant la paralysie du sommeil], ils entendent des bruits, qu’ils ont une sensation de picotement, l’impression de chuter ou de léviter, sentent une odeur particulière, voient leur couverture ou leur drap bouger tout seuls. Mais surtout, cet état de paralysie s’accompagne la plupart du temps d’une impression d’étouffement ou de difficulté à respirer avec un sentiment fort de peur et d’angoisse. Pour beaucoup, l’expérience s’arrête là et après quelques secondes ou quelques minutes, la personne réussit à se mouvoir de nouveau et peut se rendormir en toute tranquillité. Mais une minorité de personnes sujettes à cette paralysie rapportent des témoignages beaucoup plus inquiétants où cet état s’accompagne de visions de présences autour du lit qui tentent de les étouffer en s’asseyant sur leur poitrine ou en essayant de les étrangler. Certains disent même être victimes de viol.”

 

Un phénomène anciens

Il est intéressant de noter que l’on trouve ce genre de témoignage dans beaucoup de civilisations et à des époques très reculées. Certains traités médicaux datant de l’Antiquité relatent ainsi ce type d’agressions liées au sommeil et l’on constate que les caractéristiques principales sont les mêmes qu’aujourd’hui : une sensation d’immobilisation, d’étouffement, une impossibilité de crier et une grande anxiété. On retrouve cette notion chez les Grecs des siècles avant notre ère, et les Romains lui donnent le nom d’incubes, qui signifie “couché sur”. Dans les pays nordiques, on retrouve la nation de “mare” qui désigne un spectre à l’origine de ce phénomène et qui a donné le mot “cauchemar”, qui fait référence à la “pression” qu’exerce ce fantôme nocturne. A l’époque, l’explication communément donnée à ce phénomène est donc paranormale : il s’agit d’un fantôme ou d’une entité maléfique qui se manifeste et qui tente d’étouffer sa victime ou d’en abuser sexuellement. Le poète Horace du 1er siècle avant notre ère, résume assez bien la situation : “Si je suis maudit, je reviendrai la nuit vous harceler. Je m’en prendrai à vos visages et j’appuierai sur vos poitrines tremblantes. Je vous priverai du sommeil par la terreur.” Aujourd’hui, la médecine parle d’hallucinations induites par le cerveau, qui, dans un état entre veille et sommeil, créé ces manifestations, pour tenter d’expliquer la paralysie du corps physique.

 

Des agressions qui apparaissent très réelles

Il est étonnant de constater que les paralysie vécues dans le cadre de la paralysie du sommeil sont systématiquement négatives eu suscitent en nous des émotions liées à la peur, à la terreur, quand ce n’est pas une douleur physique intense lorsqu’il y a agression et passage à l’acte. Le problème étant que, pour la victime de ces agressions, tout cela est bien réel et très traumatisant. Si certaines personnes ne le vivent qu’une seule fois, ou un nombre limité de fois, d’autres endurent ces expériences terrifiantes pendant des années, voire tout au long de leur vie. [Voilà ce que disent] certaines personnes qui en étaient victimes : “Je suis paralysé, je vois une présence, je ne peux ni parler, ni crier et elle est là pour me faire du mal”, “elle m’inspire un effroi épouvantable”, “elle s’approche de moi et essaye de m’étouffer” ou “elle me viole”.

 

Présences désincarnées négatives ?

Patricia Darré a enquêté sur plusieurs de ces phénomènes et elle remarque que dans les cas qu’elle identifie avec la présence de décédés :”Il s’agit toujours d’esprits qui ne sont pas passés dans l’au-delà, qui sont d’une grande cruauté et d’une grande violence… C’étaient des tueurs sans scrupules de leur vivant et qui, maintenant qu’ils sont désincarnés, se nourrissent de la peur qu’ils provoquent chez les vivants. Et la technique est la même : on se retrouve d’abord paralysé puis la manifestation a lieu. On peut se demander d’ailleurs si ce sont eux qui volontairement nous paralysent. Personnellement, je [Patricia Darré] pense que c’est notre corps physique qui s’immobilise face à cette négativité, il se bloque comme pour s’en protéger et éviter de paniquer totalement. En tout cas, les esprits bienveillants ne provoquent jamais une telle paralysie.

 

État de réceptivité au-dessus de la normale

Pour moi [Patricia Darré], les personnes qui souffrent d’agressions d’entités pendant leur paralysie du sommeil la nuit sont dans un état de réceptivité et de captation qui les met en contact avec le monde invisible et, pour être plus précise, avec une frange basse de cette autre dimension où des esprits négatifs peuvent nous atteindre d’une façon ou d’une autre. On sait que pendant la nuit notre conscience est amenée à visiter d’auztres plans et d’autres dimensions, même si nous n’en gardons que peu de souvenirs. Il se trouve que le plan sur lequel évoluent ces entités négatives est assez proche de notre réalité. Ce n’est donc pas un hasard si ces attaques ont lieu pendant la nuit, alors que nous sommes dans un état modifié de conscience, entre l’éveil et le sommeil, où nous sommes plus ouverts et enclins à jeter des ponts entre notre plan et d’autres réalités, La science n’a pas encore élucidé de manière précise le fonctionnement du cerveau, de la conscience et les mécanismes du rêve, et il ne serait pas si étonnant de découvrir que la médiumnité elle-même, parce qu’elle permet le contact avec d’autres plans d’existence et de conscience, est en fait une sorte de rêve éveillé...”

 

Problème parfois lié à un lieu

Quoi qu’il en soit, certaines entités qui sévissent pendant une paralysie du sommeil semblent être liées à un lieu particulier. J’ai ainsi vu des témoignages où la même entité semble agresser pendant leur sommeil les habitants d’un village bien spécifique en Afrique. On peut penser qu’en quittant ce village un habitant va se mettre à l’abri de telles attaques. De la même façon, j’ai entendu parler d’ouvriers qui dormaient dans des baraquements à côté du chantier où ils travaillaient en journée et qui ont tous connu des agressions sexuelles d’entités la nuit. Celles-ci se sont arrêtées dès que le chantier s’est terminé et qu’ils sont allés travailler ailleurs. J’ai reçu également le témoignage d’un homme qui, après avoir emménagé avec sa femme dans une nouvelle maison, a commencé à vivre une paralysie du sommeil lors de l’apparition d’une vieille femme munie d’un bâton ayant la ferme intention de le rouer de coups. Cela est devenu tellement insupportable pour lui qu’ils ont fini par déménager de nouveau et cela n’a jamais recommencé depuis. On peut donc penser que dans certains cas c’est le lieu qui pose problème. Des agressions qui y ont eu lieu, des gens ont souffert et vécu des traumatismes des années auparavant. Cette mémoire douloureuse a pu alors imprégner le lieu en question et, par la suite, celui-ci s’est mis à attirer toutes sortes d’entités négatives dont la vibration lui correspondent. On peut penser également que ce sont les victimes ou les agresseurs en question qui y reviennent après leur mort pour se venger ou perpétuer leurs actes malfaisants.”

 

Changer d’état d’esprit

Malheureusement, déménager et changer de lieu de vie ne saurait résoudre le problème dans tous les cas. Cette solution semble même être plutôt exceptionnelle. En effet, les entités qui peuvent nous agresser pendant une paralysie du sommeil sont en mesure de nous suivre quel que soit le lieu où nous allons dormir. La plupart du temps, un lien énergétique se créé puisque l’entité se nourrit de la peur qu’elle suscite chez sa victime. L’entité aura donc tendance à suivre la personne partout où elle ira vivre car cette dernière devient un élément vital pour elle…. Alors comment réagir lorsqu’on est victime d’un tel phénomène ? La première chose à faire est de relativiser ces attaques; sut notre plan matériel, ces entités sont désincarnées, et si elles se nourrissent de notre peur, elles ne peuvent en aucun cas nous tuer. Personne n’est jamais mort étranglé par un fantôme ou un esprit malveillant! Ensuite, il faut savoir qu’il est possible de se défendre et de faire cesser ces attaques. Nous avons en nous les ressources nécessaires pour y mettre fin, encore faut-il en être convaincus. Dans toutes les expériences et les problèmes liés à des entités négatives, ce qui compte et ce qui fait la différence, c’est notre détermination à ne pas se laisser faire, à ne pas se positionner en victime. La solution passe forcément par notre esprit, notre façon de vivre le phénomène, notre volonté d’opposer une résistance, de sortir de cette situations insupportable. C’est tout un conditionnement et une entraînement mental et psychique qui va nous permettre de mieux gérer notre peur. Tant que l’on a peur, on ne peut pas se débarrasser de l’entité car elle est là pour s’en nourrir. Si elle sait qu’elle peut provoquer en nous un effroi épouvantable, nous n’arriverons pas à en venir à bout. Dès lors que l’on arrive à mieux gérer sa peur, à la contrôler et à y mettre un terme, l’entité disparaît car elle ne peut plus se sustenter. On coupe ainsi la raison de sa présence.”

 

Endosser une armure de guerrier

Face à ces entités fortement négatives, Patricia Darré conseille fortement de faire appel aux forces positives (guides, anges, etc.). Elle ajoute également : “Le seul moyen de s’en sortir, c’est de gérer sa peur. Il faut pouvoir endosser son armure de guerrier pour combattre et remporter la bataille. Notre seule défense, notre arme absolue, c’est notre esprit, notre psychisme, c’est prendre conscience de la force de notre pensée. Nous sommes une pensée vivante, et si nos pensées ont peu d’effets immédiats sur la matière, il faut savoir qu’elles ont un effet instantané dans le monde spirituel et donc sur tous les esprits désincarnés. Ils perçoivent notre état psychologique et entendent tout de suite nos pensées. Savoir cela et l’utiliser à notre avantage peut s’avérer déterminant pour combatztre les attaques d’entités que l’on subit pendant la paralysie du sommeil.

Tiré de l’ouvrage de Patricia Darré, N’ayez pas peur de la vie, Michel Lafon, 2016, pp 102-117

 

Pour en savoir plus, découvrez la page “Défunts désagréables et entités de basse fréquence