Comment aider l’enfant avec des souvenirs d’autres existences ?

 

  • Faire preuve d’ouverture. Eviter de répéter que l’enfant ment, qu’il « fait semblant ». Ne pas ignorer ce qu’il raconte.
  • Faire preuve d’empathie, surtout lorsqu’il vous raconte des moments émotionnellement difficiles. Cela peut être très bouleversant, mais lui rappeler qu’ici et maintenant, il est en sécurité et que vous êtes là pour l’aider et le protéger.
  • Valoriser les propos de l’enfant tout en rappelant qu’il s’agit là du passé. Il est important que l’enfant comprenne que les relations qu’il avait durant sa vie antérieure appartiennent maintenant à une époque révolue. Vous êtes ses parents ici et maintenant. La compréhension est souvent simplifiée lorsqu’on peut retrouver la famille précédente.
  • Si vous le pouvez, écrivez le récit de ses « souvenirs » avec lui sans chercher à l’influencer. Soyez comme un simple enregistreur des dires de l’enfant. Posez-lui toujours des questions ouvertes, comme « Te souviens-tu de quelque chose d’autre ? ». Ne posez que des questions de compréhension pour être certains d’avoir bien compris ce qu’il essaie de vous expliquer. Bien lui relire à tête reposée ce qui a été rédigé. Compléter et corriger ce qu’il demande. S’il sait lire, laisser ce récit à sa disposition (vous pouvez en faire une copie pour vous et une copie pour l’enfant). Ce travail lui permet de poser les images qui accaparent son esprit et de passer à autre chose. C’est une démarche très thérapeutique. Vous pouvez aussi utiliser le dessin ou des jeux avec des legos ou des playmobils pour lui permettre de sortir les images qui l’accaparent.
  • Faire éventuellement des recherches sur internet avec votre enfant. Toujours partager avec lui ce que vous avez éventuellement trouvé si cela rejoint ses dires (confirmation de lieux, d’éléments de vie, etc.). Il est important pour l’enfant de réaliser qu’il n’est pas fou. Les confirmations sont très rassurantes, surtout si les souvenirs sont toujours présents au-delà du cap des 7 ans.
  • Dire à l’enfant qu’on est conscient de tout cela, mais réfléchir également ensemble à comment intégrer ce vécu « d’ailleurs » à cette nouvelle existence auprès de vous, dans votre famille. Est-ce qu’il y a des savoirs, des compétences qui pourraient être utiles dans cette existence ou au contraire des éléments venant de ses souvenirs qu’il ne souhaite pas répéter ? Lui rappeler l’ici et maintenant sans pour autant dévaloriser ses mémoires d’une autre existence.
  • Ne pas être plus obnubilé que votre enfant par son récit.

 

Pour conclure voilà ce que dit le Dr Tucker: “Il faudrait en fait mieux écouter les enfants en Occident, mais d’une façon qui les aide à aller de l’avant à se concentrer sur leur vie actuelle. [Leur dire:]”Maintenant tu es en sécurité avec nous. Tu dois vivre ta vie”. Etre à l’écoute. Il n’y a plus à se tourmenter pour son enfant quand les choses ont pu être dites.

 

Alexandra Urfer Jungen