Regret n°2 sur le lit de mort

 

 

 

 

Je regrette d’avoir travaillé autant.

 

 

 

 

 

« Il n’y a rien de mal à aimer le travail que vous faites, au contraire. Il est cependant nécessaire de trouver un équilibre afin qu’il ne constitue pas toute votre vie… La vraie valeur ne dépend pas de vos biens, mais de ce que vous êtes. Les mourants le savent bien. Leurs biens n’ont aucune valeur à la fin. Ce que les autres pensent d’eux ou ce qu’ils ont réussi à amasser ne leur vient même pas à l’esprit à ce moment-là.

En fin de compte, ce qui importe aux gens, c’est le bonheur qu’ils ont apporté à ceux qui leur sont chers et le temps qu’ils ont passé à accomplir des choses qu’ils aimaient. Faire tout leur possible pour que ceux qu’ils laissent derrière eux ne terminent pas leur vie avec ces mêmes regrets devenait également crucial pour beaucoup d’entre eux. Au moment de faire le bilan de leur vie sur leur lit de mort, je n’ai jamais vu un seul d’entre eux regretter de n’avoir pas pu accumuler davantage de biens ou de ne pas avoir gagné plus. Au contraire, ils se préoccupaient bien plus de la manière dont ils avaient vécu, de ce qu’ils avaient fait et de savoir s’ils avaient influé positivement sur la vie de ceux qu’ils laissaient derrière eux, que ce soit la famille, la communauté, ou d’autres.

Les choses qui vous semblent indispensables sont parfois celles qui vous empêchent d’avoir une vie satisfaisante. La simplicité est la clé pour remédier à cela, ainsi que le lâcher-prise sur le besoin de reconnaissance dépendant de titres de propriété ou de ce que les autres attendent de vous…

Le plus important est d’essayer de découvrir sa raison de vivre, d’accomplir son travail – quel qu’il soit – avec l’intention juste de ne pas se laisser emprisonner dans une activité qui ne nous convient pas, par simple peur de manquer. Il s’agit d’apprendre et d’oser penser sans limitation et non d’essayer de contrôler la façon dont les choses viendront à nous. »(1)

 

  1. Bronnie Ware, Les 5 regrets des personnes en fin de vie, Guy Trédaniel éditeur, 2012, pp 373-374

 

Voir le “Regret n°3