Les expériences perimortem

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Les expériences perimortem sont des contacts avec les défunts au moment-même de leur mort.

La personne qui vit ce phénomène n’est pas au courant du décès qui peut être accidentel et elle a la confirmation de la mort du proche seulement après coup. Elle réalise alors que la vision qu’elle a eue correspond au moment exact du décès.

La personne qui vit ce phénomène peut voir apparaître le proche et/ou l’entendre parler. Elle reçoit à ce moment-là l’information que la personne est morte et obtient parfois aussi des indications sur la cause du décès. Elle peut recevoir un message d’au revoir et/ou d’éventuels remerciements pour ce qui a été vécu ensemble.

Ce type de phénomène se déroule le plus souvent durant le sommeil dans des “rêves réels” qui laissent une impression forte au réveil. Il peut cependant également se dérouler en journée et même affecter plusieurs personnes en même temps.

 

Résultats de recherches

La chercheuse suisse Evelyn Elsaesser a découvert dans une étude (1) récente sur les VSCD (vécu subjectif de contact avec les défunts) que “21% des sondés ont vécu un VSCD au moment du décès. Ces expériences ont généralement lieu au moment ou peu après le trépas. Dans quelques rares cas, elles peuvent se produire peu de temps avant le décès, notamment lorsque la personne perçue était tombée dans le coma et n’avait pas repris connaissance avant de mourir.” C’est le défunt lui-même qui prévient de son décès, ce qui amortit le choc provoqué par la perte de l’être cher. Ces expériences précèdent donc l’annonce officielle du décès (par l’hôpital, la famille, etc.). Les récepteurs peuvent voir ou entendre un proche leur annonçant sa mort avec sérénité : “Je suis venu te dire adieu, je pars maintenant.” Parfois, l’apparition ne transmet pas de message, mais les récepteurs comprennent qu’il s’agit d’un dernier adieu. “Quelques heures avant que l’on m’annonce le décès de mon grand-père, j’ai senti une main lourde et affectueuse sur mon épaule. Il se trouve que c’est à l’heure où il s’est donné la mort”, partage un participant à l’étude. 

Le fait d’avoir été informé du décès par le proche lui-même console le récepteur, puisque cette expérience semble impliquer une continuité d’une certaine forme d’existence.” Le choc aura été atténué par le VSCD, mais la tristesse de la perte ne lui sera bien sûr pas épargnée pour autant.” (2)

 

Alexandra Urfer Jungen

 

1. Evelyn Elsaesser, Contacts spontanés avec un défunt – Une enquête scientifique atteste la réalité des VSCD, Exergue Pierre d’angle, 2021
2. Catherine Anselme, “Quand nos défunts nous (é)veillent”, Inexploré, N°50, p.100