Mémoire d’une vie antérieure /réincarnation

 Photo AUJ

Une croyance étendue mondialement

Selon cette hypothèse de la vie antérieure, une âme aurait la capacité de survivre à la mort et de revenir ensuite s’incarner dans un nouveau corps après avoir vécu pendant un certain temps dans l’Au-Delà.

Cette hypothèse a été adoptée par les religions bouddhiste et hindouiste. Elle a également séduit les Amérindiens du Nord-Ouest de l’Amérique du Nord, les Africains occidentaux, les Druzes, et les Grecs de l’Antiquité pour ne citer qu’eux. Une étude systématique menée dans les années 1970 a montré qu’environ une personne sur 500 disait se rappeler d’une vie antérieure.

Aujourd’hui, 20 à 27% des Américains et des Européens affirment croire en la réincarnation, dont, aux USA, une personne sur cinq est chrétienne.

 

Quand j’étais grand…

Ce phénomène semble toucher particulièrement les jeunes enfants. Il est ainsi courant qu’un enfant d’âge préscolaires s’adresse à ses parents et leur dise : « Quand j’étais grand », « quand j’étais vieux » ou « je suis mort et ensuite je vous ai choisis ». Les déclarations peuvent parfois être plus difficiles à vivre : « C’est pas toi ma famille ! ». L’enfant peut même pleurer et supplier qu’on le ramène dans sa « vraie maison».

Son récit reste toujours le même à travers le temps et, souvent, plusieurs personnes sont témoins des dires de l’enfant.

On relève encore que les souvenirs d’anciennes existences touchent toutes les familles: aussi bien celles ayant la conviction que la réincarnation existe que celles qui refusent cette hypothèse ou ne l’avaient tout simplement jamais envisagée.

 

Quand apparaissent les souvenirs ?

Les premiers récits commencent entre 2 et 4 ans et ils cessent généralement vers l’âge de 6 ou 7 ans. Des enfants plus jeunes peuvent néanmoins exprimer des souvenirs avant l’acquisition du langage par des gestes significatifs, comme par exemple le jeune Kumkum Verna qui mimait le travail du forgeron avant de savoir parler.

Lorsque les souvenirs sont plus tardifs, ils sont généralement consécutifs à un stimulus extérieur qui aura des similitudes fortes avec le vécu de la personne dont l’enfant a gardé la mémoire (par exemple un accident, même bénin, qui rappelle de près les circonstances du décès de la personnalité antérieure). Vivre une expérience de mort imminente peut également réactiver les réminiscences d’une autre existence.

Le fait que les souvenirs s’estompent à l’âge de 7 ans est peut être lié à l’entrée en scolarité, mais surtout au phénomène bien connu d’amnésie infantile. C’est en effet à cette âge-là que s’effacent les souvenirs de la toute petite enfance. Cela n’empêche pas certains enfants de garder la mémoire de leur plus jeune âge jusqu’à l’âge adulte. Il en est sans doute de même pour les souvenirs de vie antérieure : certains ont la capacité de garder plus longtemps les éléments d’une autre existence. On peut ajouter que les enfants qui ont vu leur cas résolu, c’est-à-dire ceux dont on a retrouvé la famille antérieure, ont tendance à garder plus longtemps leurs souvenirs.

 

Les caractéristiques des souvenirs de vies antérieures

L’enfant s’identifie totalement à la personne défunte dont il pense avoir été la réincarnation. Il parle en « je » et tout ce qu’il raconte est donné selon le point de vue de la personnalité antérieure. Il raconte les événements comme s’il les avait directement vécus lui-même. Il n’a aucun doute : c’est « moi » qui ai fait cela.

Il se décrit comme étant dans le corps de la personne dont il a les souvenirs et se voit à travers ses yeux.

 

Alexandra Urfer Jungen

 

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