Comment se déroule une sortie de corps ?

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Comment se déroule une sortie de corps ?

Sylvie Déthiollaz et Claude Charles Fourrier sont deux chercheurs spécialistes des sorties de corps. Ils ont collecté des centaines de témoignages et ont découvert qu’il y a souvent des signes annonciateurs de ce phénomène : « Des vibrations internes intenses, des sons inhabituels (craquements, tintements, bourdonnements, vrombissements, voix, etc.), des manifestations énergétiques (picotements, décharges électriques, chaleur intense, etc.) ou encore une paralysie du sommeil. Ensuite, alors que certains expérienceurs rapportent s’être retrouvés instantanément à l’extérieur de leur corps, d’autres ressentent consciemment comme une phase transitoire. Elle peut être vécue en douceur comme une brume qui s’évapore de l’ensemble du corps, ou au contraire qui s’échappe d’une zone bien précise, en général un centre énergétique ou chakra : sommet du crâne, plexus solaire, plantes des pieds, etc. D’autres rapportent avoir eu la sensation parfois plus brutale de rouler sur le côté, de tomber ou encore d’être aspirés, extirpés à l’extérieur de leur corps comme quand vous tirez un mouchoir en soie de votre poche, ainsi qu’Ernest Hemingway le rapporte dans son livre « L’Adieu aux armes ». Mais quelle que soit sa forme, cette sensation de « sortie » semble la plupart du temps indolore .» (1)

 

Les capacités accessibles durant une sortie de corps

Les expérienceurs affirment qu’ils sont capables d’observer leur corps physique de l’extérieur. Dans certains cas, ils réalisent qu’ils possèdent un autre corps qui apparaît plus subtil et souvent en partie transparent dans ce nouvel état.

Les capacités sensorielles sont aussi totalement différentes de celles que nous expérimentons dans le corps physique : possibilité de voir à 360° et de zoomer sur un détail, puis de prendre du recul jusqu’à voir la planète entière.

Pour une bonne partie des expérienceurs, les déplacements sont immédiats. Il suffit de penser à un lieu ou à une personne pour se trouver projeté à cet endroit. Mais d’autres peuvent se sentent bloqués dans des destinations qu’ils ne maîtrisent pas. Parfois, l’expérienceur ne peut pas s’éloigner de son corps physique, mais d’autres fois, il peut partir jusque dans le cosmos et même dans d’autres dimensions. Les déplacements peuvent se faire instantanément dans une sorte de « fondu-enchaîné ». Plus l’expérienceur prend l’habitude de faire des sorties de corps et plus il arrive à partir loin.

 

Changements d’espace et de temps

Il est parfois difficile de rester au niveau de notre dimension lors de sorties de corps, à moins d’avoir un attachement fort pour un lieu, de s’inquiéter pour un proche ou de se demander très fortement si quelque chose ne se trouve pas à un certain endroit. Sans ces besoins qui vont raccrocher la conscience à la Terre, notre corps « subtil/âme/esprit/conscience » est le plus souvent attiré par d’autres niveaux d’existence.

Il est très difficile de maîtriser le lieu où se rendre, mais, en sortie de corps, il y a toujours une impression de déplacement vers un ailleurs et une fois parvenu à destination, il est possible de «visiter» cet endroit.

Par ailleurs, le temps ne se déroule pas de la même manière durant une EHC qu’en état de veille. Une heure en sortie de corps peut n’être que quelques minutes pour nous et vice-versa. On s’aperçoit également qu’il y a avec ce phénomène, comme dans les capacités psi, fréquemment des inversions gauche-droite.

 

Ce qu’il se passe avec le corps physique

Dans certains cas, il peut arriver que le corps physique continue à exercer une activité normale lors d’une EHC, montrant ainsi l’image d’une conscience partagée en deux éléments : l’un attaché au corps et l’autre immatériel pouvant se balader où bon lui semble. La peur ou le simple fait de se demander si on pourra réintégrer le corps engendre la plupart du temps un retour rapide dans l’organisme.

Le corps physique est par ailleurs totalement immobile durant la sortie complète de corps. Si l’expérienceur se met à parler ou à bouger, c’est la fin de l’EHC.

 

Alexandra Urfer Jungen

 

  1. Sylvie Déthiollaz, Claude Charles Fourrier, Voyage aux confins de la conscience, Guy Trédaniel éditeur, 2016, p.44