Réflexion : les limites de la médecine classique

 

Bien des éléments montrent que la médecine allopathique est inadaptée aujourd’hui pour soigner nombre de pathologies médicales.

 

Des études en décalage

Les études de médecine ont aujourd’hui un gros décalage, parfois de plusieurs décennies, par rapport aux découvertes récentes sur les mécanismes du corps humain. Les jeunes médecins qui n’ont ni le temps, ni l’envie de rattraper ce retard, se retrouvent avec une mauvaise compréhension du fonctionnement de l’organisme et, surtout, de ses propres capacités de régénération. Mais surtout, les étudiants sont victimes d’un biais dogmatique : celui du matérialisme. Le corps humain est présenté comme une mécanique dont on répare les pièces défectueuses et qui fonctionne dans des moyennes, sans réelles différences individuelles. Dans ce cadre le malade, son histoire et son esprit n’ont pas beaucoup d’importance. Or, nous formons un tout et soigner efficacement passe par une compréhension globale de l’être humain et des caractéristiques individuelles de chacun.

 

Les mécanos du corps humain

Par ailleurs, les études de médecine ont favorisé depuis des décennies les élèves ayant un fonctionnement de type cerveau gauche très poussé. Ce sont des intellectuels, mais leurs capacités de synthèse, d’intuition et d’empathie sont limitées. On s’aperçoit aujourd’hui que certains nouveaux venus ont même des problèmes de compétences manuelles . C’est plutôt gênant quand ils se vouent à une carrière de chirurgiens !

Résultat : nous avons aujourd’hui un grand nombre de médecins incapables de sortir de leur cadre et inaptes à comprendre les pathologies de leurs patients lorsque, par malheur, celles-ci n’entrent pas dans un tableau clinique simple. Pour ces professionnels de la santé, malheureusement beaucoup trop nombreux, les problèmes médicaux hors-cadres sont forcément psychologiques. Combien de patients sont dans une errance médicale, portant une souffrance d’autant plus grande qu’on les accuse d’imaginer leurs douleurs et leurs maux, alors qu’ils ressentent au plus profond de leur corps qu’ils ont réellement un problème physique ? Pas étonnant qu’ils se tournent vers les médecines alternatives faute d’être entendus par leurs médecins !

Plus grave: l’incapacité de certains médecins à comprendre la complexité du corps humain -quand ce n’est pas leur incapacité tout court- est cause d’erreurs médicales. Des fautes qui peuvent être nombreuses et tragiques. Les erreurs médicales seraient la troisième cause de mortalité aux Etats-Unis et ce pays ne serait pas seul à avoir décroché cet abominable classement.

On s’attaque aujourd’hui avec virulence aux médecines alternatives sous prétexte qu’elles pourraient ne pas soigner ou engendrer des effets secondaires, mais peuvent-elles vraiment faire pire que la médecine allopathique actuelle ?

 

Rentabilité à tout prix

Autre très gros problème : même si on a affaire à des médecins attentifs et compétents, ceux-ci sont bloqués dans leur travail par des exigences de rentabilité. Aujourd’hui, chaque minute passée auprès du patient est comptabilisée et doit être économiquement justifiée. Le médecin doit fonctionner selon une approche aussi mécaniste de son métier que ce qu’on lui a expliqué du fonctionnement du corps humain. Nous sommes ainsi à rebours des découvertes démontrant que plus un médecin est à l’écoute et empathique et plus son patient guérira vite.

 

Le problème des médicaments

La problématique des médicaments est aussi une cause de remises en question de la médecine moderne. L’appât du gain pousse certaines Big Pharma à mettre trop rapidement sur le marché des médicaments sans prendre en compte leurs effets secondaires ou avec des preuves parfois peu claires de leur efficacité.

Il y a aussi cette pratique trop courante qui consiste à arrêter la production de médicaments ayant fait leurs preuves sous prétexte qu’ils ne rapportent pas suffisamment d’argent. Les fabricants de médicaments sont devenus des vautours qui n’ont aucun intérêt à soigner et à guérir les gens. La seule chose qui compte à leurs yeux est de gaver davantage chaque année des actionnaires bien plus préoccupés par leur compte en banque que par la santé de leurs clients.

La production de médicaments à l’étranger, sans surveillance claire des chaînes de production, engendre aussi des dysfonctionnements : incapacité à produire rapidement des médicaments en cas de besoin, pénuries, et surtout « légères » modifications sur les compositions engendrant nombre d’effets secondaires.

Combien de morts les Big Pharma ont-elles sur la conscience ?

Et à côté de ça, on veut empêcher la vente de l’homéopathie ou d’autres médicaments alternatifs parce qu’on n’a soi-disant pas de preuves de leur efficacité ? De qui se moque-t-on ?

 

Primum non nocere

La devise des médecins est « primum non nocere » (en premier ne pas nuire). Il serait grand temps de revenir à ce fondamental ! Grand temps surtout de s’interroger en profondeur sur les pratiques actuelles de la médecine tout en intégrant les découvertes étonnantes faites sur le fonctionnement du corps humain.

L’avenir pourrait dès lors être celui d’une collaboration active entre médecins classiques et pratiques alternatives. Ce serait sans nul doute le moyen le plus efficace de soigner les populations. Un fonctionnement qui a déjà fait ses preuves dans d’autres pays.

 

 

Alexandra Urfer Jungen